Famille Besner d'origine française

Les Besner canadiens à la recherche de leurs origines

Le nom de famille « BESNER » est bien particulier à la région du sud-ouest québécois. S'il s'est répandu au dehors, c'est une réalité relativement récente des derniers cinquante ans. Comme cette famille remonte chez nous à un ancêtre arrivé au pays vers la fin du régime français, elle ne compte que sept ou huit générations, et il s'est avéré assez facile de retrouver des liens de parenté entre tous les descendants de ce même et unique ancêtre.

C'est depuis 1960 que Hector Besner s'intéresse à ses racines. Lorsque il était jeune prêtre, au début des années 1960, il occupait ses journées de congé à scruter les registres paroissiaux de sa région d'origine: Vaudreuil-Soulanges au Québec. Son statut de prêtre constituait un parfait laisser-passer pour avoir accès à ces mines de renseignements. Il avait alors écrit beaucoup de notes qu'il a retrouvées lorsque il a pris sa retraite du ministère en 1991.

D'autres l'ont cependant précédé et des contemporains qu'on ne connaissait pas jusqu'à récemment ont développé la même passion. Avant de raconter l'histoire de la famille il faut d'abord évoquer les noms de ces nombreux intervenants qui ont directement contribué aux découvertes que le présent site essaie de synthétiser pour les partager aux Besner actuels et à leurs descendants.

Au tournant du siècle dernier, entre 1895 et 1900, le Chanoine Alphonse-Charles Dugas était alors curé de St-Clet dans Soulanges. Ce prêtre cultivé et écrivain durant ses loisirs s'intéressa, entre autres, à deux familles prolifiques de sa paroisse, les Besner et les Bourbonnais, dont les rejetons se mariaient allègrement entre eux, Probablement par soucis de mieux connaître ses brebis autant que pour y déceler les nombreux liens de consanguinité qui constituaient alors des empêchements de mariage jusqu'au quatrième degré, il mit sur papier les «généalogies du nom» de ces deux familles. Quelques descendants de ces familles conservent précieusement ces «tableaux» faits de façon professionnelle chez un imprimeur. Ce sont de précieuses reliques, qui heureusement ont été reproduites pour être conservées.

Un autre prêtre, le Chanoine Adhémar Jeannotte, qui fut curé de la paroisse St-Michel de Vaudreuil de 1946 à 1969, berceau des Besner au Canada, était aussi un fervent adepte de la généalogie. Comme les registres de sa paroisse remontaient à 1773, plusieurs chercheurs allaient les consulter pour retrouver leurs racines. Son presbytère voisinait le bureau d'enregistrement du comté. C'est alors que le curé transcrivit dans des cahiers, à la suite, pour chaque famille qui comptait plusieurs données dans ses registres, tous les renseignements qu'il trouvait consignés dans les deux endroits. Avant lui, Monseigneur Guillaume Forbes, pendant qu'il était curé à Ste-Anne-de-Bellevue de 1903 à 1911 (il devint archevêque d'Ottawa en 1928), avait réalisé un travail similaire pour cette autre paroisse souche de plusieurs de nos familles de Vaudreuil-Soulanges. Ces deux manuscrits sont déposés et disponibles pour consultation au Centre d'Histoire La Presqu'Île du Musée régional de Vaudreuil-Soulanges.

Jusqu'à 1992, tout ce que nous savions des origines de la famille Besner s'arrêtait aux informations que nous livrait l'acte du mariage religieux qu'avait contracté l'ancêtre, le 18 février 1760, acte conservé aux registres de la paroisse Sainte-Anne de-Bellevue, autrefois désignée comme Ste-Anne-du-Bout-de-l'île, sur l'île de Montréal au Québec.

 

 

Le notaire Robert Besner (1910-1970)

L'avocat Yvon Besner (1956-)
M. Claude Besner

 

 

 

M. André Colin et son épouse Marie-Renée, née Bézanère

Monsieur Alain Costes, archiviste à Rieumes

L'enseignant Laurent Besner (1950-)

En septembre 1964, Robert Besner (1910-1970), notaire, mais surtout propriétaire et président-directeur-général d'une importante quincaillerie à Salaberry-de-Valleyfield, au cours d'un voyage en Europe, fit un détour pour aller visiter le pays de l'ancêtre. On peut dire que c'est avec lui que les  Besner canadiens  ont commencé la recherche sur  le terrain  du pays de leurs  origines. Les distances sont aujourd'hui beaucoup plus vite franchies qu'en 1752, tellement qu'on pourrait dire que l'Atlantique est devenu un simple lac comparé à l'océan qu'il a été.

En 1980, un autre descendant canadien, Yvon Besner, alors étudiant, entreprit des recherches aux archives nationales de Montréal. Aujourd'hui, cet homme est avocat, fonctionnaire au ministère fédéral de la Justice du Canada à Ottawa. Il est né à Montréal, en 1956. Il découvrit le contrat de mariage de l'ancêtre, un acte passé devant Louis-Claude Danré de Blanzy, notaire royal à Montréal de 1738 à 1760. Ce contrat date du 21 avril 1760, soit après le mariage religieux. Ce fait peut nous surprendre aujourd'hui, mais était courant sous le régime français. Le prêtre présidant le mariage religieux était autorisé à rédiger un contrat civil de mariage qui était par la suite « insinué » en bonne et due forme par un notaire de métier. Cet acte contient essentiellement les mêmes informations que le précédent, à quelques exceptions près. Notons en passant que le dernier acte notarié de Danré de Blanzy au Canada fut signé le 29 avril 1760. Ce notaire est un des nombreux notables qui optèrent pour le retour en France après la défaite.

Yvon Besner s'est rendu à Rieumes en août 1992, au même moment où Madame Colin était à Chambly au Québec. C'est lui le premier à avoir questionné Alain Costes, conservateur aux Archives de Rieumes, en lui demandant de pousser des recherches sur l'origine des Bézanère . Yvon Besner, est retourné en France en juillet 1995, mais, à Versailles, ne disposant que de quelques heures un certain jour où Madame Colin n'était pas chez elle ce jour-là, ils ne purent se rencontrer.

 En août 1991, M. Claude Besner, promoteur immobilier résidant alors à Chambly, fit le voyage en France avec, lui aussi, l'intention de trouver le pays de l'ancêtre des Besner et de découvrir s'il s'y trouvait encore des descendants. Grâce à l'annuaire téléphonique, il a pu retracer la mère (veuve depuis 1980) de Madame Colin à qui il a rendu visite. Puis, en août 1992, Madame Colin s'est rendue au Canada, parce qu'elle avait entrepris d'en apprendre davantage sur les Besner et sur leur ancêtre venu de France. Avant de commencer toute recherche généalogique ou autre, elle tenait à rencontrer M. Claude Besner en vue d'obtenir suffisamment d'informations pour tenter de retrouver la trace de l'ancêtre des Besner, Jean Bézanaire. Il lui avait alors remis une photocopie du tableau généalogique de sa famille, celui qu'on doit au Chanoine Dugas, et qui était, chez lui, dûment encadré et accroché au mur de son bureau.

C'est à partir des données de ce tableau que Madame Colin a pu élaborer un document,. Elle a été aidée par Monsieur Alain Costes, conservateur aux Archives de Rieumes, département de Haute-Garonne, région Midi-Pyrénées, en France. Ce document, qui est devenu par la suite la « Bible » sur laquelle nous fondons nos origines françaises, a été édité dans le No 6 de la revue «Archeo en Savès» de novembre 1994, une publication régionale voulant valoriser le patrimoine. Madame Colin en avait envoyé copie à Claude Besner le 6 juin 1994.

 Me Yvon Besner fit paraître, durant à peine deux mois à partir de décembre 1996, l'essentiel du document de Madame Colin sur un site Internet. Depuis ce moment, l'auteur de ces lignes, grâce à la magie électronique, a repris contact avec tous ces gens, et avec beaucoup d'autres, vérifié les sources connues, dépouillé des archives notariales, complété ce qui paraissait vague, et peut livrer maintenant avec beaucoup d'assurance où en sont nos connaissances sur nos origines Bézanaire-Besner

Laurent Besner, professeur au Cégep de St-Jérôme, a séjourné en France du 4 octobre au 3 novembre 1999. C'était sa deuxième tentative pour découvrir le vrai patelin de notre ancêtre commun. Cette fois fut la bonne. Il a rencontré les Colin (André et Marie-Renée Bézanère) chez eux à Versailles. Cette " cousine " et son époux sont des passionnés de nos recherches concernant le pays de notre ancêtre français. Ils ont partagé le fruit de toutes leurs recherches avec Laurent qui m'a rapporté les documents qu'ils ont accumulés à date. Ils ont ensuite pris Laurent en charge au cours d'un voyage de cinq jours en automobile, de Paris à Rochefort-Larochelle jusqu'à Toulouse, en s'arrêtant, bien sûr à Rieumes et à Savères où ils ont rencontré les maires des deux endroits pour parler de nos projets pour 2002. Laurent m'a rapporté également des photos fraîches dont plusieurs sont reproduites dans l'actuelle publication.

La source est trouvée. Les pèlerins Besner qui s'y rendent sont de plus en plus nombreux. À la première Assemblée générale de l'Association des familles Besner tenue à Saint-Clet, QC le 1er octobre 2000, Marie-Renée Bézanère et son époux André Colin, de Versailles en France, étaient, entre autres, présents, de même que Claude et Yvon Besner précités et Claire Besner, la fille du notaire Robert Besner, celui qui a ouvert le chemin. Nous leur disons tous merci.

La ville de Rieumes, département de Haute-Garonne, Région Midi-Pyrénées, France - que les Besner canadiens ont longtemps cherché en vain sous le nom de «Riomoux» ...


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