Famille Besner d'origine française

LES DIVERS SURNOMS ACCOLÉS AU NOM BESNER

 

L'unique ancêtre canadien des Besner a engendré plusieurs enfants. Il en a vu neuf parvenir à l'âge adulte : huit filles et un seul fils Ce fils se prénommait Jacques. Il est né et a été baptisé à Vaudreuil, le 9 juillet 1768. Étant le seul garçon de la famille, il hérita de la terre paternelle et du surnom de "Prêt à boire". Son mariage eut également lieu à Vaudreuil, le 19 janvier 1792. Son épouse se nommait Angélique Poirier, fille de Michel Poirier et de Marie-Louise Génus. Jacques Besner est décédé le 12 décembre 1827, âgé de 59 ans et fut inhumé sous l'église, du côté droit.

Jacques-II Besner réalisa une étonnante revanche des berceaux: des nombreux enfants qu'il engendra, une seule fille mais neuf garçons sont parvenus à l'âge adulte. Tous les Besner d'origine française d'Amérique du Nord descendent de l'un ou l'autre des fils de ce Jacques de la deuxième génération.

Michel le troisième hérita de la terre ancestrale et fut le seul qui habita Vaudreuil. Sept de ses frères s'identifièrent à Coteau-du-Lac entre les années 1815 et 1850 et l'autre, Jacques le troisième, y mourut à 19 ans d'une maladie contractée aux Fortifications où il travaillait. Six des Besner de cette troisième génération y développèrent des terres, et cinq y ont laissé des descendants. De la génération suivante, deux fils de Michel III de Vaudreuil vinrent y rejoindre leurs cousins (il s'agit de Jean-Baptiste-IV et de Michel-IV. Tous méritent le surnom commun de " prêt à boire " . Mais, parce que ces sept pionniers de Coteau-du-Lac, fondé en 1832, et de St-Clet, fondé en 1850, étaient tous établis dans un territoire assez restreint et qu'ils ont chacun engendré des familles nombreuses, et aussi parce que parmi les cousins de la quatrième génération on relève 5 Jean-Baptiste, 5 Joseph, 3 Antoine, 3 Michel, 2 Benjamin, on en vint à inventer d'autres surnoms particuliers pour distinguer les différentes lignées de cette grande famille.

Chronologiquement, nous ignorons au juste quand ces surnoms ajoutés ont été inventés. Tous ont Coteau-du-Lac et St-Clet comme origine. On ne les retrouve cependant jamais ou que très rarement dans des actes officiels de notaires ou de l'État civil. Ils relèvent plutôt d'une tradition orale plus que centenaire. Leur ancienneté nous suggère que chacun de ces sous-surnoms mérite de survivre ne serait-ce que pour clarifier l'ordonnance d'un Répertoire du nom devenu très volumineux. Ce répertoire comprend maintenant six lignées, chacune remontant à autant de ces pionniers précités.

Le surnom " Prêt à boire " a évolué en "Pot-à-boire", et seuls les descendants de Benjamin, de la troisième génération le portent comme distinctif de ceux de ses frères, ceux de Paul étant surnommés les "Paulais", ceux de "Pascal", étant surnommés du prénom de leur père, tout comme les "Michel" et les "Antoine".

Il y a le sous-surnom des descendants de Jean-Baptiste de la troisième génération qui est plus difficile à justifier. On les appelle les " Benjamin ". Ce Jean-Baptiste III, l'aîné des fils de Jacques II, est venu lui aussi s'établir à Coteau-du-Lac dans le voisinage de ses frères. Cependant, ses six premiers enfants n'eurent pas de descendants du nom de Besner. Ce n'est que le septième, qui se prénommait Benjamin, qui assura la descendance. Or, au moment où ce Benjamin-IV (1830-1918) s'établit à son tour, il vivait à moins de 500 mètres de son oncle Benjamin-III (1827-1892) et ils avaient presque le même âge et vécurent longtemps. On les distinguait donc en désignant l'aîné comme étant Benjamin-Pot-à-boire (il était le fils de Jacques-II dit Prêt à boire) et Benjamin-IV comme étant Benjamin-Baptiste (fils de Jean-Baptiste-III); mais seul le surnom de " Benjamin " tout court s'est par la suite imposé.


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