Famille Besner d'origine française

ORIGINE ET SIGNIFICATION DE LA CROIX DU LANGUEDOC

Il aura fallu écrire à beaucoup de monde en France pour connaître l'origine et la signification de la croix qui sert de logo à la Région Midi-Pyrénées, aussi choisie comme logo du site Internet des Besner et, pourquoi pas, comme " armoiries " de cette famille. Voici un résumé des réponses reçues.

En termes héraldiques (blason), la croix de Toulouse, ou croix du Languedoc ou croix occitane, est une croix grecque à branches égales, fléchée et pommetée d'or, dont les extrémités des branches sont triplement bouletées et perlées.

À la fin de la première Croisade, en juillet 1099, les croisés reprirent Jérusalem aux musulmans. Bien que ce soit Godefroy de Bouillon qui fut alors élu roi de Jérusalem, il y eut un acteur dont l'Histoire a occulté le souvenir, mais qui n'en fut pas moins la cheville ouvrière de la réussite : Raymond de Saint-Gilles (1042-1105), aussi connu comme Raymond IV de Toulouse !

- Les croisés portaient la croix, latine, à priori, celle du Calvaire. Mais il n'est pas inadmissible de penser que les chefs aient pu porter une croix quelque peu plus sophistiquée. Or, Raymond était un chef, et un grand !

- D'après Pierre Salies, dans un numéro double de la revue Archistra de décembre 1994, la genèse de notre Croix de Toulouse vient de la volonté de ne modifier que de façon mineure le modèle original de la croix latine. C'est ainsi que l'on ne modifia que les extrémités des branches, transformant la ligne droite en un assemblage de deux courbes, tout en conservant le tracé de la croix primitive à l'intérieur du tracé obtenu.

- Encore faut-il pouvoir fixer une telle croix sur un bouclier, longue plaque de métal oblong, large au sommet et terminé en pointe, dont la surface est convexe, de manière à entourer le corps du porteur. Pour ce faire, il faut des rivets ! Pour une croix latine simple quatre, voire huits rivets suffisent. Pour celle de Raymond, il en faut douze ! Un à chaque sommet de la figure formée par les courbes qui ont remplacé l'extrémité des branches.

- La croix ainsi obtenue va évoluer avec le temps, les branches devenant égales, les cotés s'arrondissant, ... jusqu'à donner le dessin connu aujourd'hui.

A quel moment cette croix, typiquement représentative des Comtes de Toulouse s'est-elle diffusée jusqu'à représenter le Languedoc, puis la Région Midi-Pyrénées ? - Elle apparaît en 1211 avec le sceau de Raymond VI, Comte de Toulouse, et sera toujours utilisée ensuite par ses successeurs. Elle s'imposera dans tout le domaine toulousain au début du XIII siècle et figurera, dès lors, sur les armes de la ville de Toulouse puis sur celles du Languedoc du XIVe au XVIIIe siècle.

Plusieurs hypothèses existent sur l'origine et elle a fait l'objet de nombreuses interprétations symboliques.

- Au début, une simple roue solaire à douze rayons, chacun bouleté à son extrémité, symbolisant les douze maisons du zodiaque (Croix de Saint-Michel de Lanes dans le Lauragais). Aux XIIe et XIIIe siècles, les clercs voyaient dans cette figuration le Christ crucifié entouré de ses douze apôtres.

- Elle a été également appelée croix cathare dans la mesure où elle s'opposait à la croix latine, rejetée par les cathares.

- Enfin, elle semble matérialiser l'itinéraire des Wisigoths, des rives de la mer Noire à Toulouse par les Balkans, l'Italie et l'Espagne. Il en existe de semblables dans le Midi de la France (Venasque et Forcalquier en Provence), en Catalogne espagnole (cloître de Santa Maria de l'Estany), en Italie du Nord (à Pise et à Venise).

Ces croix jalonnent la voie de cheminement des civilisations antiques qui nous relient à l'Orient lointain d'où elle est peut-être venue, expression d'un culte des premiers âges (Croix de Tourfan dans le Turkestan oriental) conclut Roger Camboulives dans son ouvrage sur les origines de la croix de Toulouse.


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